LE PREMIER GRAND D'EUROPE : L'ISERAN

Publié le par Olivier Maffre

 Bonneval sur Arc, petit village bloti au fond de la vallée de l'Arc (Vanoise)


Au sommet du col de l'Iseran, dans le froid et le vent

Samedi 19 Juillet                                                                                                            JOUR 7

 

                           BOURG SAINT MAURICE - LANSLEVILLARD

 

 

Temps : Beau, quelques nuages menaçant.

Nombre de kilomètres : 77

Dénivelé : + 2100 m

   Col de l'Iseran, plus haut col d'Europe (2770 m)

 

Ce matin, j'ai rendez vous avec un grand d'Europe : le col de l'Iseran. 50 Km de montée depuis Bourg Saint Maurice, plus de 2000 m de dénivelé; du sérieux. Vers 10h, je descends chercher mon vélo chez le vélociste. Le travail effectué est parfait, et je vous recommande ce marchand en cas de pépin avec votre vélo (sortie de Bourg direction Val d'Isère, sur la droite). Je passe au camping pour atteler ma remorque, et à 10h30, me voici parti à la conquête d'un nouveau col. Quelques kilomètres après Saint Foy - Tarentaise je double deux jeunes chargés, en sac à dos, que j'avais croisé le matin même en descendant à Bourg Saint Maurice. Je parle une dizaine de minutes avec eux. Ils peinent à monter, avec leurs pauvres VTT premiers prix qui semblent souffrir eux aussi. Leur périple ressemble de loin au mien, puisqu'ils relient Cluses, où ils habitent, à Aix-en-Provence. Après leur avoir souhaité bon courage, je redémarre, et je continu sur un bon rythme. Quelques kilomètres avant le barrage de Tignes, je double un couple (pourtant pas du tout chargé) avec qui je discute en roulant durant un moment. Je poursuis jusqu'à Val d'Isère, station de sports d'Hiver très renommée. Je m'arrête pour casser la croûte au centre ville. Il me reste 16 km, 16 Km qui vont me hisser à 2770 m. C'est difficile, surtout après le Pont Saint Charles, mais je ne m'arrête pas. Pas d'arrêt, c'est ma seule devise. En réalité, je monte sans grande difficulté, j'arrive même à dépasser certains autres cyclistes, particulièrement lents je reconnais. J'arrive enfin au sommet ; il y fait très froid, et le vent est glacial. D'ailleurs, la neige présente encore en plaques témoigne de ce froid. La descente sur Bonneval est magnifique, j'en profite pour faire des arrêts afin de regarder, ou plutôt admirer et photographier ces paysages. Le village de Bonneval est très (trop) touristique, je m'attendais vraiment à quelque chose de plus typique. Même si, dans le fond, l'architecture même du village est magnifique. Je continue jusqu'à Lanslevillard, où je décide de m'arrêter dans un petit camping en bord de route. 7,5 € la nuit, c'est pour l'instant le camping le moins cher.

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